Donation efficace: Pourquoi vous pouvez sauver bien plus d'animaux avec votre argent qu'avec votre assiette

Cet article a été traduit par des bénévoles d'EA Geneva depuis sentience-politics.org


Sommaire

1. La zone d’ombre de la consommation responsable

2. Bien donner est (beaucoup) plus important que bien consommer

3. Dons efficaces vs dons inefficaces

4. Budget mensuel et choix de carrière : “Earning to Give” (“gagner pour donner”)

5. Montrer l’exemple : vers une nouvelle culture du don


Notre raisonnement intuitif est très orienté vers la consommation responsable : on pense qu’agir responsablement envers les droits de l’Homme et ceux des animaux consiste à consommer responsablement. Quand on achète de nouveaux vêtements, par exemple, on va vérifier le niveau d’éthique des entreprises en fonction de classements qui notent leurs conditions de travail. On pourra essayer de limiter nos vols en avion pour réduire les émissions de CO2. Ou encore, on évitera les produits issus d’animaux pour être “clean” envers la cause animale. En général, ce sont ces priorités là que notre intuition va nous suggérer. Néanmoins, la psychologie cognitive remet en cause la fiabilité de nos intuitions, et nous avons des raisons de penser que nous devrions justement remettre en question nos intuitions dans ce cas précis.

1. La zone d’ombre de la consommation responsable

Le problème avec l’état d’esprit qui encourage la consommation responsable n’est pas que la consommation n’a aucune importance. Le problème est qu’il y a des choses bien plus importantes que la consommation, des choses qui sont relativement ignorées, en comparaison. Ce manque de priorisation est très répandu et a un impact négatif conséquent. Par exemple, plutôt que de se demander quoi consommer, il est souvent bien plus important de se demander si on doit ou non consommer (une fois qu’on a couvert nos besoins de base), ou bien plutôt donner notre argent. Même si ça nous semble contre-intuitif, les enjeux de cette derniere question sont bien plus grands. De nombreux végétariens se sentiraient très mal à l’idée de manger du veau pendant un an (ce qui représenterait environ 50 kg de veau, c’est-à-dire un veau entier). Si c’étaient des poulets qui étaient mangés, le nombre d’animaux morts consommés serait de 25 – ce qui entraînerait par ailleurs un dégagement d’une tonne de CO2. Intuitivement, cette idée nous dérange davantage que l’idée de garder 1000 € pour nous sachant qu’on pourrait se permettre de les donner, bien que la décision de garder cet argent résulte en la souffrance de centaines d’animaux et relâche des dizaines de tonnes de CO2. Pourquoi un tel décalage ?

2. Bien donner est (beaucoup) plus important que bien consommer

Un omnivore consomme en moyenne des centaines d’animaux dans sa vie, ce qui relâche l’équivalent d’environ une tonne de CO2 de plus par an qu’une personne qui suit principalement un régime à base de plantes. Cela signifie que si on arrive à convaincre une personne de supprimer de son régime les aliments provenant d’animaux, on peut s’attendre à ce que cette action sauve des centaines d’animaux et que ça évite l’émission de dizaines de tonnes de CO2. L’offre de produits animaux ne serait peut-être pas réduite immédiatement, mais cette baisse de la demande aura tendance à baisser l’offre de manière équivalente sur le long terme. D’où la question : est-il possible, avec 1000 €, de convaincre au moins une personne de supprimer de son régime les aliments provenant d’animaux (personne qui n’aurait pas fait ce changement si nous n’avions pas donné) ?

Avec 1000 €, une personne peut distribuer des milliers de flyers ou générer des milliers de clics pour des sites tels que www.whosagainstanimalcruelty.org grâce à des publicités Facebook. Ou bien, quelqu’un peut co-financer un emploi dans une ONG, qui peut coûter environ 50 000 €, et ainsi promouvoir le changement des habitudes alimentaires dans la société. Supposons que cet emploi d’ONG encourage au moins 50 personnes par an à essayer un régime végétarien ou végétalien (vegan) – cela reviendrait pour cette personne à sauver des centaines d’animaux et à éviter l’émission de dizaines de tonnes de CO2. (Pour convaincre 50 personnes, il n’est pas nécessaire de convaincre 50 personnes directement. Par exemple, si quelqu’un convainc 25 personnes qui en moyenne convainquent chacune une autre personne, cela ferait un total de 50 personnes qui changeraient leurs habitudes. Si ce calcul – qui est probablement conservateur – n’est pas complètement faussé, alors le fait de ne pas donner 1000 € par an a des conséquences bien pires que de manger du veau pendant un an. Notre intuition nous suggère pourtant l’inverse : que de manger du veau pendant un an est bien pire que de ne rien donner. Comment pouvons nous résoudre cette contradiction ?

Allons plus loin dans ce raisonnement : et si nous devions payer 1000 € de plus par an pour pouvoir manger du veau ? Et si, par exemple, les produits à base de plantes étaient 1000 € plus chers par an (ce qui nous coûterait 2,5 € de plus par jour pour les avoir) ? Les végétariens seraient-ils prêt à garder leurs habitudes alimentaires si ces 2,5 € étaient dans leur budget ? La plupart d’entre eux n’hésiteraient probablement pas : ils paieraient ces 1000 € pour ne pas avoir à manger un veau (ou 25 poulets). Néanmoins, si quelqu’un est prêt à payer 1000 € pour éviter de consommer un animal (ou 25), alors il semble contradictoire et irrationnel de ne pas payer ces 1000 € qui éviteraient la consommation de centaines d’animaux.

En résumé : si ma propre consommation entraîne un impact positif de X, alors deux autres personnes ensemble peuvent avoir un impact deux fois plus important, soit 2X. Ainsi, si je réussis à convaincre – directement ou grâce à mes dons – deux personnes de passer à un régime majoritairement à base de plantes, le résultat sera deux fois plus impactant (!) que ma propre consommation durant toute ma vie. Si je peux convaincre dix personnes, l’impact sera de 10X, etc. Avec des dons plus importants – de 10% à 50% des revenus de quelqu’un – il est possible de générer un impact de 100X ou même 1000X. Quelqu’un peut ainsi sauver des centaines de milliers d’animaux et éviter l’émission de dizaines de milliers de tonnes de CO2. Cela peut sembler surréaliste, mais le fait est que la plupart des citoyens des pays riches ont la capacité de sauver la vie de centaines de milliers d’animaux. A investissement personnel comparable, il est bien mieux d’augmenter la consommation de plantes de quelqu’un de 0% à 90% (+90%) que d’augmenter sa propre consommation de 90% à 99% (+9%). Le fait que les gens ne se concentrent souvent que sur leur consommation personnelle semble donc éthiquement infondé.

3. Dons efficaces vs dons inefficaces

L’argument précédent ne concerne pas n’importe quel type de dons, seulement ceux qui ont pour effet de répandre l’information et de convaincre la société. L’organisation Animal Charity Evaluators a pour mission d’évaluer empiriquement quelles organisation de défense des animaux, ou plutôt quelles actions en faveur du bien-être des animaux, ont le plus d’impact. Leurs recherches aboutissent à des résultats intéressants :

Presque 100% des animaux qu’on exploite sont destinés à l’alimentation, pourtant, moins de 1% des dons pour la cause animale aux Etat-Unis servent à aider les animaux concernés par ce domaine. La plus grosse part des dons va aux refuges. Or, la protection d’une vache dans un refuge coûte plusieurs milliers d’euros par an, donc si la vache vit jusqu’à 10 ans, le coût total s’élèvera à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Avec des dizaines de milliers d’euros, on peut distribuer bien plus de 100 000 flyers ou acheter 50 000 clics sur des publicités Facebook menant à des vidéos convainquantes. Même si une seule des 50 000 personnes décide de passer à un régime principalement à base de plantes grâce à cette publicité, alors des centaines d’animaux et des dizaines de tonnes de CO2 seront épargnés. Bien sûr, tout n’est pas si simple. Une vache qui vit dans un refuge n’est pas “juste” une vie précieuse dont on a épargné de la souffrance. Elle a aussi une force symbolique, montrant qu’on peut traiter les animaux avec compassion, avec un engagement de non-violence et un respect pour leur valeur propre. Ce message sociétal sauvera d’autres animaux, indirectement. Il n’empêche : le message doit être répandu si on veut qu’il soit entendu et qu’il ait un effet – et c’est possible grâce à des flyers, de la publicité en ligne, et le travail des organisations qui encouragent le discours sociétal et politique. L’utilisation optimale de nos ressources (pour les animaux) consisterait donc à se focaliser moins sur les refuges et plus sur les activités qui répandent l’information et encouragent les gens à modifier leur régime. Cette répartition des dons et des efforts basée sur l’efficacité peut sembler abstraite ou froide, mais c’est pourtant ce que la compassion universelle nécessite, c’est-à-dire aider autant d’animaux sensibles que possible. Toute autre décision irait à l’encontre du point de vue que chaque vie compte, et qu’elle compte autant que les autres.

Il est donc important d’optimiser la distribution de flyers et de publicités Facebook selon le critère de l’efficacité psychologique. Tous les groupes cibles n’ont pas le même potentiel d’impact : les études socio-psychologiques ont confirmé que les jeunes sont souvent plus ouverts aux idées nouvelles et ont plus de chances de les accepter et de les promouvoir. De plus, les jeunes ont beaucoup plus d’années devant eux durant lesquelles ils pourront suivre un régime à base de plantes et le promouvoir autour d’eux. Dans le futur, ils pourront prendre des décisions financières, sociales et politiques. Des lois progressistes sur le bien-être animal auront alors plus de chances d’être appliquées. Concrètement, ces considérations impliquent que les dons sont bien plus efficaces quand ils servent à distribuer des flyers dans les universités et les écoles plutôt que dans des lieux où ils touchent un autre segment démographique. Les publicités Facebook permettent de cibler des segments spécifiques et de monitorer les résultats efficacement.

4. Budget mensuel et choix de carrière : “Earning to Give” (“gagner pour donner”)

Comment peut-on appliquer le principe selon lequel “bien donner est (beaucoup) plus important que bien consommer” ? En général, les gens qui participent à cette cause paient entre 50 $ et 100 $ par mois de cotisation à des organisations pro-végétarianisme. Une première étape peut être de donner la même somme à des organisations efficaces. De plus en plus de végétariens – et de plus en plus de flexitariens et d’omnivores – s’engagent à allouer 10% de leur salaire pour faire des dons. En effet, d’après les arguments précédents, on peut conclure que les gens touchés par le réchauffement climatique, de même que les animaux abattus dans les élevages, préféreraient, s’ils avaient le choix, un omnivore qui donne efficacement plutôt qu’un végétarien qui ne donne rien. Autrement dit : si vous n’avez pas la motivation personnelle de devenir veg (végétarien ou vegan), vous pouvez tout de même avoir un impact (encore plus grand) en donnant pour que d’autres deviennent veg. 10% peut sembler un montant trop grand pour commencer, mais ceux qui touchent un salaire moyen dans les pays riches restent parmi les personnes les plus riches et privilégiées ayant jamais vécu sur terre même après avoir donné 10% de leur salaire. De plus, les études en psychologie suggèrent que les dons font partie des dépenses qui nous apportent le plus de bonheur. Enfin, il semble que notre relative perte de confort ne soit pas grand chose comparé à ce qui se passe dans le monde : est-ce que je préfère le monde n°1 dans lequel je touche 10% de salaire en plus et où des (centaines de) milliers d’animaux souffrent en plus – ou le monde n°2 dans lequel je touche 10% de moins et où on évite la souffrance de (centaines de) milliers d’animaux ? C’est pourquoi les personnes qui souhaitent donner 10% ont plus de chances d’augmenter leurs dons à 20, 30, ou même 50%.

De plus en plus de personnes essayent de mettre en pratique ces idées et réalisent que 20% d’un gros salaire représente bien sûr plus que 20% d’un petit salaire, alors ils cherchent à gagner plus. Cette approche est désormais discutée dans le domaine de l’éthique du choix de carrière et s’intitule Earning to Give (gagner pour donner) : une personne pourrait – et devrait probablement – essayer d’obtenir un travail qui paye beaucoup, non pas pour devenir riche, mais pour donner à des causes qui oeuvrent à la réduction d’autant de souffrance que possible. L’importance et l’urgence du concept Earning to Give sont nées d’un simple constat : la plupart des défendeurs des droits de l’Homme et des animaux n’ont pas les moyens de promouvoir leur cause à plein temps − bien que ça aurait un fort impact positif et qu’ils seraient très heureux de pouvoir en faire leur carrière. Dans ces circonstances, l’approche rationnelle qui vise à maximiser son impact ressemble à ça : les défenseurs des droits de l’Homme et des animaux qui peuvent accéder à des postes très bien payés devraient en profiter et essayer d’avoir le meilleur salaire possible dans le but de financer le plus d’emplois possible de défenseurs de ces causes.

5. Montrer l’exemple : vers une nouvelle culture du don

Il y a de bonnes raisons d’être optimiste à ce niveau là, car l’importance morale des dons efficaces a reçu beaucoup de visibilité et un nombre croissant de personnes la mettent en pratique. Ces personnes contribuent au développement d’une nouvelle culture du don : traditionnellement, les donneurs ont souvent suivi le motto irrationnel “agis pour la bonne cause et n’en parle pas !”, autrement dit : ne te vante pas de tes dons personnels, voire donne anonymement. A la limite, ce motto pourrait, dans certaines circonstances, être utilisé pour déterminer si les donneurs sont motivés par des raisons altruistes ou égoïstes : si une personne communique sur son don, peut-être cherche-t-elle surtout à gagner en réputation. Les donneurs qui sont motivés purement par l’altruisme ont bien sûr plus de chances de créer de la valeur sur le long terme, car ils vont donner à des causes qui ne leur apporteront pas forcément de réputation. Mais ce n’est pas une raison pour suivre ce motto : d’une part, la motivation ne change rien, car au final ce sont les effets du don qui comptent, pas ce qui se passe dans la tête de celui qui donne. Et d’autre part, ce motto n’est pas pertinent pour les donneurs rationnels : ceux-ci donnent car leurs dons − quand ils influencent la consommation des autres − peuvent avoir bien plus d’effets positifs que leur consommation personnelle. Néanmoins, ils réalisent que les effets d’un don peuvent être multipliés si on motive d’autres personnes à donner elles aussi. Rester silencieux quant à ses propres dons n’aurait à l’inverse aucun impact.

C’est pourquoi les donneurs rationnels devraient établir une culture d’ouverture au don pour faire rentrer dans les normes sociales qu’il faut donner efficacement. Les discussions autour de l’efficacité de différentes causes ainsi que les montants donnés (en termes relatifs et absolus) devraient faire partie de cette culture. Il en va de même pour la consommation : si on veut encourager les autres à changer leur consommation (directement cette fois, et non par des dons), il est important de montrer l’exemple publiquement. On aura plus de mal à convaincre les autre de changer leur consommation si on ne donne pas nous-même l’exemple. C’est pourquoi nous ne devrions pas garder nos changements d’habitudes secrets mais devrions plutôt en parler.

Le premier paragraphe de cet article indique que le don est bien plus important que la consommation. Le second recommande d’inspirer directement les autres à changer leurs habitudes, car l’exemple qu’on donne est plus important que notre consommation personnelle. Mais pour pouvoir multiplier cet impact direct à une échelle sociétale plus large, il faut que des gens puissent y travailler à plein temps, ce qui requiert de larges dons. De nos jours, la plupart des organismes qui promeuvent les régimes à base de plantes sont sous-financés et pourraient accomplir bien plus. Trouver des personnes qui souhaitent promouvoir une bonne cause est très facile, mais trouver les ressources qui pourraient les supporter financièrement est plus difficile. C’est ce qu’on peut changer grâce à une nouvelle culture du don.

References:

  1. C.f. e.g. l’Ethical Consumer.

  2. Il existe beaucoup de calculateurs d’emprunte carbone disponibles sur internet, voir e.g. numéro un de Terrapass.

  3. Borken-Kleefeld, J., Fuglestvedt, J., & Berntsen, T. (2013). Mode, load, and specific climate impact from passenger trips.. Environmental Science and Technology, 47(14), 7608–7614. doi:10.1021/es4003713

  4. Kahneman, D. (2011). Thinking, Fast and Slow. New York, NY: Farrar, Straus et Giroux.

  5. Tomasik, B. (20 Juin 2012). Au triage. 80.000 hours.

  6. Wise, J. (14 Novembre 2012). Our worst subjects. 80.000 hours.

  7. Meat consumption hits ten-year high (6 Avril 2011). Swissinfo.ch.

  8.  Indiana State Board of Animal Health (n.d.). How much meat in a steer, calf, lamb or hog?

  9. Galef J. (11 Aout 2011). Want to kill fewer animals? Give up eggs. Scientific American

  10. FAO (2006). Livestock’s long shadow − environmental issues and options Rome

  11. Dans la psychologie morale, la tendance à juger que les actions néfastes sont pires ou moins morales que des omissions (des inactions) tout autant néfastes, en raison du fait que les actions sont plus évidentes que les inactions, est connue sous le nom de biais d’omission. Cf. Spranca, M., Minsk, E., & Baron, J. (1991). Omission and commission in judgment and choice. Journal of Experimental Social Psychology, 27, 76−105.

  12. Voir ci-dessous note de bas de page 17f.

  13. Counting Animals (6 Février 2012). How many animals does a vegetarian save?

  14. Heinrich Böll Foundation & Friends of the Earth Europe (2013). Meat atlas: facts and figures about the animals we eat. Berlin.

  15. Matheny, G. (2003). Expected utility, contributory causation, and vegetarianism. Journal of Applied Philosophy, 19(3), 293−297. doi:10.1111/1468-5930.00223

  16. Tomasik, B. (2006). Does vegetarianism make a difference? Utilitarian Essays.

  17. Vegan outreach indique une donation entre 0.11$ et 0,25$ par brochure.

  18. Les annonces de Whosagainstanimalcruelty.org coûtent environ 20 centimes par clic aux Etats Unis tandis que les campagnes internationales dans les pays étrangers peuvent seulement couter jusqu’à 2 centimes par clic. Cf. Animal Charity Evaluators. Online ads.

  19. Cooney, N. (n.d.). Well-planned Facebook ads: The most cost-effective way to create new vegans, vegetarians and meat reducers?

  20. Hurford, P. (2013, June 10). How much does it cost to buy a vegetarian? Everyday Utilitarian.

  21. Brian Tomasik estime avec prudence qu’acheter vegan pendant un an coute 11$. Cf. Tomasik, B. (2012, January 28). Donating towards efficient online veg ads. Utilitarian Essays.

  22. Animal Charity Evaluators (n.d.). Number of animals vs. amount of donations.

  23. Animal Charity Evaluator estime que l’organisation en faveur des animaux de ferme avec le meilleur rapport cout/efficacité sauve environ 3000 vies avec 1.000$ et est environ 1.000 fois plus cost-effective (rapport cout/efficacité) que les refuges pour animaux. Cf. Animal Charity Evaluators (n.d.). Impact of donations.

  24. La Société Américaine de Prévention contre la Cruauté envers les Animaux (American Society for the Prevention of Cruelty to Animals (ASPCA)) estime que le coût annuel minimum d’un traitement comprenant tous les soins requis pour un gros chien se situe au-delà des 1.800$. Si on suppose que les coûts vont s’élever plus ou moins proportionnellement à la taille (ce qui semble sensé), on peut alors s’attendre à ce que les soins pour une vache soient substantiellement supérieurs.  

  25. Voir ci-dessus note de bas de page 17

  26. Voir ci-dessus note de bas de page 18.

  27. En fait, on estime qu’environ 2.1% du public de ce genre d’annonce deviennent végétarien. Cf. Animal Charity Evaluators. Analyzing the hidden face of food.

  28. The Humane League (2011). Thehiddenfaceoffood.com Facebook ads survey.

  29. Voir par exemple Animal Charity Evaluators (n.d.). Comparing effectiveness of videos and ads.

  30. Donnellan, M. B., & Lucas, R. E. (2008). Age differences in the Big Five across the life span: evidence from two national samples. Psychology and Aging 23(3):558−566. doi:10.1037/a0012897

  31. McCrae, R. R., Costa, P. T., Hr̆ebíc̆ková, M., Martin, M. A., Oryol, V. E., … Senin, I. G. (2004). Age differences in personality traits across cultures: self-report and observer perspectives.European Journal of Personality 18(2), 143–157. doi:10.1002/per.510

  32. Voir ci-dessus note de bas de page 18.

  33. Le registre des donations d’Effective Altruism Hub montrent qu’une part importante des personnes ayant fait don d’une part importante de leur revenu aux organisations caritatives ont donné ou prévu de donner aux organisations de défense des animaux. Cf. Effective Altruism Hub (n.d.). EA donation registry.

  34. Un des calculs des évaluateurs d’organisation caritatives ; Giving What We Can, a pour objet de situer le niveau de richesse d’un individu. Il en ressort qu’une personne touchant le revenu moyen par habitant aux Etats Unis (53.000$) se situe dans le top 1% de la population mondiale. Et même lorsque cette dernière donne 10% de son revenuu, elle reste plus riche que 98.6% de la population.

  35. Dunn, E. W., Gilbert, D. T., & Wilson, T. D. (2011). If money doesn’t make you happy, then you probably aren’t spending it right. Journal of Consumer Psychology, 21(2), 115−125. doi:10.1016/j.jcps.2011.02.002

  36. MacAskill, W. (2014). Replaceability, career choice and making a difference. Ethical Theory and Moral Practice 17(2), 269–283.

  37. 80.000 hours (n.d.). Earning to give.

  38. Voir ci-dessus note de bas de page 33.